A propos de Santé au Travail...

Vous trouverez sur cette page les articles et divers travaux rédigés par nos infirmières et infirmiers pour les entreprises adhérentes.
Bonne lecture

18 avril 2019

Idées reçues sur les accidents du travail et les maladies professionnelles

Pour ce nouvel article nous vous proposons un condensé d’un livre blanc fait par Tissot Edition «24 idées reçues sur les accidents de travail et les maladies professionnelles». Nous en avons ressorti les 6 idées les plus pertinentes dans notre domaine d’intervention.

Il existe de nos jours énormément d’idées reçues sur les maladies professionnelles et les accidents du travail. Elles sont ancrées dans un cadre législatif des risques professionnels complexe ne permettant pas toujours aux entreprises de démêler le vrai du faux.

Cet article reprend les plus courantes et vous apporte les bonnes réponses.

1. L’employeur n’a pas à établir une déclaration d’accident du travail lorsque le salarié s’est seulement coupé le doigt et que sa blessure n’a nécessité que la pose d’un pansement.

FAUX : Seules les entreprises disposant d’un registre des accidents bénins sont autorisées à ne pas établir de déclaration d’accident du travail, lorsque la lésion est bénigne et n’a pas nécessité d’arrêt de travail ou de soins médicaux (Code de la Sécurité sociale, art. L. 441–4).
Pour les entreprises n’ayant pas de registre des accidents bénins, la déclaration d’accident du travail devra être établie dans tous les cas.

2. Le fait pour un salarié de ne pas porter ses équipements de protection n’empêche pas la qualification d’accident du travail par la caisse primaire.

VRAI : Malgré que le salarié ait commis une faute en ne portant pas ses équipements de protection, cette circonstance ne conduira pas la CPAM à rejeter la qualification d’accident du travail dès lors que la preuve de la survenance de l’accident au temps et au lieu de travail est rapportée. En revanche, il appartient à l’employeur de sanctionner ce type de comportement.

3. Si l’employeur n’établit pas de déclaration d’accident du travail ou l’établit au-delà du délai de 48 heures, la CPAM pourra lui demander de rembourser l’intégralité des frais exposés au titre de l’accident.

VRAI : L’employeur est tenu de déclarer tout accident du travail, quelle que soit son opinion, dans les 48 heures à partir du moment où il en a eu connaissance (Code de la Sécurité sociale, art. R. 441–3).
Si la CPAM estime la déclaration tardive, ou en l’absence de déclaration, elle pourra réclamer le remboursement de la totalité des prestations versées pour l’accident (Code de la Sécurité sociale, art. L. 471–1).

4. On ne peut pas parler de maladie professionnelle puisque cela est survenu hors travail.

FAUX : À la différence de l’accident du travail qui suppose qu’un fait accidentel se soit produit à une date et une heure certaine pendant les heures et le temps de travail ou à l’occasion du travail, la maladie professionnelle est le résultat d’une exposition prolongée à un risque. Il n’est donc pas possible d’en déterminer avec certitude la date d’apparition. En revanche, chaque tableau de maladie professionnelle fixe un délai maximal à respecter entre la fin de l’exposition au risque et la 1ère constatation médicale de la maladie. Si ce délai de prise en charge est dépassé, la maladie pourra être considérée comme n’étant pas liée à l’exposition au risque et ne présentant pas un caractère professionnel.

5. Les frais pris en charge à la suite d’une rechute d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ne sont jamais reportés au compte de l’employeur.

VRAI : Si le salarié présente une rechute au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, la prise en charge de celle-ci n’entraînera aucune imputation au compte de l’employeur (CSS, art. D. 242-6-7). En effet, seuls les jours d’arrêts de travail prescrits avant la guérison ou la consolidation de l’état de santé du salarié sont comptabilisés pour déterminer la catégorie d’incapacité temporaire et le coût moyen qui devra être reporté au compte employeur.

6. C’est la date de déclaration de l’accident du travail ou de la maladie professionnelle qui commande l’inscription au compte employeur.

VRAI : Le compte employeur de l’année N comprend en effet les accidents du travail et les maladies professionnelles déclarés pendant l’année N et ayant donné lieu à des soins ou ayant entraîné un arrêt de travail. Ainsi, ne doivent figurer au compte employeur 2019 que les sinistres déclarés au cours de l’année 2019. La seule exception concerne les accidents du travail ou les maladies professionnelles qui, quelle que soit leur date de déclaration, ont entraîné soit le décès de la victime, soit donné lieu à la notification d’un taux d’incapacité permanente au cours de l’année N.

Source www.edition-tissot.fr

Tamara MEUNIER, infirmière d'entreprise

13 mars 2019

Exosquelette et santé au travail

L’exosquelette est un système mécanique ou textile, revêtu par le salarié, visant à lui apporter une assistance physique dans l’exécution d’une tâche, par une compensation de ses efforts ou une augmentation de ses capacités motrices. Au-delà de la prévention des troubles musculosquelettiques, l’espoir est de préserver la santé des salariés, de réduire l’absentéisme et le turn-over, d’aider le retour au travail de personne faisant l’objet de restriction d’aptitude.

Cependant leur utilisation pose de nouvelles questions relatives à la santé et la sécurité des opérateurs. Il faut savoir que d’une part, l’opérateur peut être exposé aux risques classiques inhérents aux machines (risques mécaniques, électriques, thermiques, liés au bruit et aux vibrations...). D’autre part, les changements apportés dans les façons de travailler, du point de vue des stratégies gestuelles comme du point de vue de l’organisation du travail, peuvent être source de postures contraignantes, de stress, de fatigue cognitive, de troubles proprioceptifs ou encore de perte d’équilibre ou de chute.



Si à court terme la prévention des TMS et de la charge physique semble bien réelle, Nicolas Froment (ergonome responsable de la prévention de l’usure professionnelle à l’OPPBTP) se montre prudent :
« Pour le moment, personne n’a suffisamment de recul pour évaluer si les exosquelettes réduisent les sollicitations afin d’éviter les risques différés ».
Par ailleurs, les dispositifs d’assistance physique ne suppriment pas la répétitivité. « Mettre un exosquelette ne permet pas forcément de faire moins de gestes, prévient Jean-Jacques Atain-Kouadio (expert d'assistance à l'Institut national de recherche et de sécurité). Il faut également veiller à ne pas déplacer le problème en transférant une douleur de dos aux genoux, en accroissant la charge mentale ou en diminuant l’autonomie au travail ».
Enfin, si la liste des tâches physiques pénibles est longue, ces équipements ne peuvent apporter à l’heure actuelle que des réponses limitées. « Il y a une part de fantasme autour des exosquelettes, considère Serge Grygorowicz (PDG de RB3D, concepteur et fabricant français). On ne va pas régler la totalité des TMS avec une combinaison comme celle du super-héros Iron Man, parce qu’elle n’existe pas ».

Sources :
Site de l’INRS
http://www.sante-et-travail.fr/exosquelettes-entre-progres-reels-et-fantasme

Tamara MEUNIER, infirmière d'entreprise

30 mai 2018

L'Infirmier en Santé au Travail face aux RPS

Présents dans les entreprises depuis 1953, les Infirmiers en Santé au Travail (IST) sont des acteurs, devenus incontournables, de la prévention des risques professionnels quels qu'ils soient. Ils participent autant à leur évaluation qu'à leur prévention.


L'infirmier en santé au travail, de par son investissement, est un élément crucial pour transformer les RPS en bien-être au travail.

En collaboration

La prévention des RPS nécessite une pluridisciplinarité réelle à laquelle participe l'IST.

L'IST a pour mission, d’une part les soins d'urgence et participe avec le médecin du travail au suivi des salariés lors des visites médicales. Et d’autre part, il a un rôle légitime dans l'amélioration des conditions de travail par l’analyse des situations et des postes de travail, dans la démarche de prévention des risques professionnels (élaboration du document unique, fiche d’entreprise, démarches individuelles et collectives) et dans la mise en œuvre des recommandations médicales, techniques et organisationnelles.

Lors de cette mission il doit collaborer étroitement avec le médecin du travail, le service hygiène et sécurité, le service de ressources humaines, les éventuels intervenants extérieurs et les IPRP (intervenant en prévention des risques professionnels).

Lors d'un pré-diagnostic sur les RPS, l'IST se doit de partager les informations auxquelles il a accès tout en préservant l'anonymat des salariés.

Interlocuteur privilégié des salariés, soumis au secret professionnel, il peut être un personnage clé du recueil d’information par entretien ou questionnaire, s'il a été formé à cette pratique.


Rôle Propre

L'infirmier exerçant en santé au travail délivre une éducation à la santé, un soutien de proximité au salarié par sa disponibilité et son savoir-faire.

Il écoute, détecte les problématiques, et conseille. Mais attention, l'IST n'est pas thérapeute. Il doit impérativement rediriger le salarié vers les spécialistes concernés. Il doit pour cela se créer un réseau ou tout du moins un carnet d'adresse de proximité. Il doit pouvoir diriger le salarié vers un professionnel ou une structure proche de son domicile ou de son lieu de travail.

Au même titre que pour les autres risques professionnels, il peut organiser des actions collectives et individuelles de prévention et de repérage des facteurs de risques individuels et collectifs. Il mène ses campagnes de prévention en sollicitant l’expertise de partenaires extérieurs compétents (formations, documents de référence).

Le rattachement hiérarchique et fonctionnel au DRH peut poser problème au regard de la définition des tâches et des marges de manœuvre de l’IST. Il doit parfois s’imposer, montrer son impartialité et ses compétences.

N'oublions pas que l’indépendance des infirmiers dans l’accomplissement de leurs actes professionnels constitue une obligation réglementaire : «L’infirmier ou l’infirmière ne peut aliéner son indépendance sous quelque forme que ce soit» (Code de la santé publique - Article R4312-9)

Marguerite ZYGLER

17 octobre 2017

Analyse de pratique

L’analyse de pratique est une méthode qui permet de prendre du recul sur son métier, sa profession et de progresser dans sa pratique en se confrontant à la réalité de ses confrères. L’analyse de pratique est un moment de partage sans tabou ni contrôle qui permet à chacun d’évoluer à son rythme vers une pratique plus diversifiée et plus adaptée aux problématiques journalières.

Quel que soit le métier ou la fonction (infirmier, assistant social, manager, responsable ressources humaines, …), l’analyse de pratique est une méthode pédagogique centrée sur son métier et sur la résolution de problèmes rencontrés lors de la pratique de son métier. Elle représente une méthode de perfectionnement fondée sur l'analyse d'expériences professionnelles, récentes ou en cours, présentées par leurs auteurs dans le cadre d'un groupe composé de personnes exerçant la même profession.

En évoquant des situations plus ou moins complexes et en échangeant avec ses pairs, le salarié prend du recul sur sa pratique quotidienne et trouve des solutions adaptées à ses problématiques professionnelles tout en enrichissant l’expérience des autres, qui dans un contexte donnant-donnant enrichissent la sienne par leur retour.

Dans un premier temps, une personne expose une situation problématique ou non, qu’il a su gérer ou non. A partir de ce cas, la parole se libère et chaque participant s’il le souhaite, et dans le respect de l’autre, expose son hypothèse. Il n’existe pas de vérité unique. Mais l’exploration de l’exposé initial permet à chacun de trouver des idées, méthodes, astuces pour faire évoluer sa propre pratique et de développer ses compétences individuelles et collectives.

L’analyse de pratique n’est pas un tour de table de présentation, elle est plus complexe qu’il n’y parait. L’animation d’une cession doit être menée par une personne formée et capable d’assumer la charge émotionnelle qui se libère lors de ce type de pratique. L’analyse de pratique repose sur des attitudes éthiques pour traiter l’apparition d’imprévus et l’animateur doit en assumer les conséquences.
L’animateur a un rôle central. Il est neutre et facilite l’expression de tous les participants. Il crée un espace de confiance et d’entraide. Il écoute et reformule si besoin pour la compréhension de tous. Il joue le rôle de miroir.

L’analyse de pratique, par sa charge émotionnelle, ne doit pas dépasser deux heures. Mais elle doit pouvoir être répétée régulièrement. Selon le métier, une fois par semaine, une fois par mois ou une fois par trimestre.

ADESSI propose des analyses de pratiques. Si vous êtes intéressé par des cessions d’analyse de pratique, contactez-nous pour de plus amples informations page contact.

Marguerite ZYGLER

14 août 2017

Infirmier en entreprise et protocoles de soins

La législation concernant les protocoles de soin spécifiques en entreprise n’existe pas. C’est pourquoi dans un souci d’amélioration continue de nos prestations infirmier, ADESSI a mené une réflexion sur le sujet en se basant sur :

L’Article R. 4311-14 du Code de la Santé Publique :
« En l'absence d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient. En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état. […] »

L’Art. R. 4623-14 du Code du Travail :
« Le médecin du travail assure personnellement l'ensemble de ses fonctions, dans le cadre des missions définies à l'article R. 4623-1. Elles sont exclusives de toute autre fonction dans les établissements dont il a la charge et dans le service interentreprises dont il est salarié.
Toutefois, le médecin du travail peut confier certaines activités, sous sa responsabilité, dans le cadre de protocoles écrits, aux infirmiers, aux assistants de service de santé au travail ou, lorsqu'elle est mise en place, aux membres de l'équipe pluridisciplinaire. Pour les professions dont les conditions d'exercice relèvent du code de la santé publique, ces activités sont exercées dans la limite des compétences respectives des professionnels de santé déterminées par les dispositions de ce code. »


L’Article R. 4311-14 Code de la santé publique :
« En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état. »

Le Guide pour la mise en place d'un programme de lutte contre la douleur dans les établissements de santé, mai 2002, fiche 3 :
« Le traitement médicamenteux de la douleur » (Ministère de la Santé, de la Famille et des personnes handicapées,) : « les protocoles de soins constituent le descriptif de techniques à appliquer et/ou des consignes à observer dans certaines situations de soins ou lors de la réalisation d'un soin. Ils permettent notamment aux infirmiers d'intervenir sans délai [...] et d'utiliser des procédures reconnues pour leur efficacité »

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé : dans son ouvrage sur la gestion des risques et les protocoles de coopération.

Ainsi sauf urgence, l’infirmier en santé au travail (IST) ne peut pas prendre l’initiative d’un traitement sans prescription médicale. C’est la raison pour laquelle dans un souci de bonne gestion des soins et de qualité de la prise en charge des salariés, l’IST d’ADESSI et le médecin du travail collaborent à la rédaction de protocoles de soins d’urgences.
Il convient de noter que l’intervention de l’infirmier n’est valable qu’à partir du moment où le protocole répond aux exigences suivantes. Ils doivent être :

• Elaborés conjointement par les personnels médicaux et infirmiers impliqués dans leur mise en œuvre,
• Datés et signés par le médecin responsable et l’IST,
• Diffusés à l'ensemble du personnel médical et paramédical de l’entreprise et au directeur d’entreprise,
• Accessibles en permanence dans le service,
• Placés dans un classeur identifié,
• Affichés si l'organisation du service s'y prête,
• Evalués et, si nécessaire, réajustés, et, dans ce cas, redatés et signés
• Revus obligatoirement au moins une fois par an,
• Revalidés systématiquement à chaque changement et/ou arrivée d’IST ou du médecin du travail

Trois éléments fondamentaux à retenir : Le protocole doit être daté, signé et revu annuellement.

ADESSI a élaboré une démarche de réflexion afin d’adapter spécifiquement les protocoles à chaque entreprise en s’inspirant librement de la démarche de gestion des risques élaborée par la Haute Autorité de Santé.

La démarche de gestion des risques a pour but d’assurer la sécurité du salarié et des soins qui lui sont prodigués et, surtout, de diminuer le risque de survenue d’événements indésirables.

Elle nécessite de mettre en place une réflexion pluriprofessionnelle avec la médecine du travail et le service HSE. Ceci permet de repérer et d’identifier les risques d’événements indésirables dans l’entreprise. Ainsi, en partant du Document Unique, de la fiche entreprise et des anciennes déclarations d’AT/AM, une réflexion est menée sur les soins qui ont déjà été réalisés ou qui pourront être éventuellement réalisés en fonction des accidents bénins relevés. Il faut absolument assurer un suivi de la démarche et mettre en place un retour d’expérience, c’est à dire assurer un partage des enseignements tirés, entre professionnels. Il faut également situer l’entreprise dans le maillage sanitaire qui l’entoure (pompier, service d’urgence, médecine de ville…) et évaluer les distances et le temps d’action entre le signalement de l’accident, l’intervention de l’IST, l’appel au secours extérieurs et leur venue si besoin (distance pompiers entreprise et entreprise service d’urgence).

La conclusion de cette réflexion est que l’intervention de l’IST doit s’exercer par l’application de protocoles de soins qui répondent aux besoins réels de l’entreprise. Les protocoles doivent être validés par le médecin du travail en fonction des risques nommés dans le Document Unique de l’entreprise adhérente, des soins prodigués habituellement (soins hors risques) et de l’environnement sanitaire de l’entreprise.

Sources :
Code de la santé publique - Article R4311-14
Code du travail - Article R4623-14
Gestion des risques et protocoles de coopération (Article 51 Loi HPST) Document d’aide pour les professionnels de santé, Haute Autorité de Santé, février 2012
Loi du 4 mars 2002 n°2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé
Décret relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmiers du 27 juillet 2004

Marguerite ZYGLER

31 juillet 2017

Infirmerie d'entreprise : comment l'aménager

La législation dans ce domaine est peu fournie. Il n’existe qu’un seul arrêté relatif à cette problématique (lien vers legifrance.gouv.fr)

Selon le nombre de salariés et l’organisation des examens médicaux cliniques dans l’entreprise, les recommandations divergent peu ou prou.

De façon systématique, qu’il y ait des examens médicaux ou non, en accord avec l’arrêté du 12 janvier 1984 et forte de son expérience de terrain, ADESSI vous recommande l’aménagement qui suit :

Un cabinet médical, contenant en plus du bureau du médecin et des chaises, un divan d’examen avec dérouleur d’alèses jetables en papier, un escabeau à deux marches, une patère pour le déshabillage des consultants s’il n’y a pas de place pour un vestiaire, avec un évier (eau froide et eau chaude), un distributeur de savon bactéricide, un distributeur d’essuie-mains en papier jetable.

Une salle de soins contiguë qui sert également aux investigations complémentaires (audiogramme, visiotest, ….) avec un évier (eau froide et eau chaude), un distributeur de savon bactéricide, un distributeur d’essuie-mains en papier jetable avec paillasse, une armoire fermant à clef pour le matériel de soins, les médicaments et les dossiers médicaux, un réfrigérateur pour la conservation de certains médicaments, vaccins, kits réfrigérants...

Un bureau infirmier de 9 à 12 m² pour l’infirmier en santé au travail (IST), fermant à clef, avec un affichage des numéros d’urgence, des moyens de communication (téléphone portable de préférence pour être joignable à tout moment) et d’un équipement informatique.

Des installations sanitaires.

Une salle d'attente à proximité de 6 à 9 m² avec suffisamment de chaises (4-5).

Une salle de repos avec un lit doit également être prévue, dans laquelle peut être isolé un blessé ou un malade. Elle doit être contiguë au bureau infirmier afin que l’IST puisse intervenir à tout moment.

Il faut un minimum de place et d’équipements pour pouvoir parler d’infirmerie, sinon il ne s’agirait que d’un poste de secours. Dans l’idéal, l’implantation des locaux devra éviter les proximités gênantes, génératrices de nuisances, en particulier le bruit.
Tout au moins, il faudra prévoir une isolation phonique particulièrement bien étudiée afin de préserver la confidentialité.

L’accès devra être facile, bien signalé avec des panneaux conformes, de plain-pied, avec une largeur de porte et une disposition de portes permettant la circulation d’un brancard. Les équipements généraux devront être suffisants : eau courante, chauffages réglables, voire climatisation en saison chaude, fenêtres avec stores.

Si vous souhaitez mener une réflexion sur l’aménagement d’une infirmerie, ADESSI se tient à votre disposition pour vous aider tout au long de votre projet.

Marguerite ZYGLER

25 juillet 2017

L’IST levier de la Qualité de Vie au Travail

Depuis quelques années, l’expression Qualité de Vie au travail ou QVT à supplanté celles de Risques Psychosociaux ou RPS. Cette vision plus positive de l’entreprise donne toute sa valeur ajoutée au travail de l’infirmier/ère en Santé au travail (IST).

Qualité de Vie au Travail (QVT) : la définition proposée par les partenaires sociaux

L’ANI sur la qualité de vie au travail (QVT) et l’égalité professionnelle (EP) du 19 juin 2013 définit la Qualité de Vie au Travail (QVT commune aux partenaires sociaux) :
« Elle peut se concevoir comme un sentiment de bien-être au travail, perçu collectivement et individuellement, qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».

La QVT vise à une amélioration continue des conditions de travail des salariés. Alors qu’avec les RPS il était question de prévention primaire, secondaire et tertiaire, nous nous retrouvons ici dans une prévention transversale qui dépasse le cadre habituel de la santé au travail et des thèmes spécifiques aux ressources humaines.

Qualité de Vie au Travail (QVT) et présence de l’IST

Une clé de la réussite de la QVT est la présence au sein de l’entreprise d’un/e infirmier/ère en santé au travail. En effet, l’IST peut de par sa formation, apporter son expertise dans l’ensemble des thématiques abordées dans l’idée d’améliorer la QVT :

• La qualité du contenu du travail,
• La qualité de l'environnement physique,
• La possibilité de réalisation et de développement personnel,
• La possibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle,
• Le respect de l'égalité professionnelle,
• La qualité de l'engagement de tous,
• La qualité de l'information partagée,
• La qualité des relations de travail,
• La qualité des relations sociales,
• La qualité des modalités de mise en œuvre de l'organisation du travail.

La loi Rebsamen du 17 aout 2015 a donné l’occasion d’intégrer au code du travail la notion de Qualité de Vie au Travail (QVT) et d’en faire un sujet de négociation obligatoire (l’accord du 19 juin 2013 ayant été étendu entre temps).

L’IST a une place à prendre dans trois domaines de la QVT, définis dans cette loi :
• L’articulation entre vie personnelle et vie professionnelle,
• La lutte contre les discriminations en matière de recrutement, insertion professionnelle, et maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés,
• La prévention de la pénibilité.

L’IST peut mener des actions de sensibilisations et des formations dans ces domaines, mais il/elle peut également travailler directement à l’amélioration de l’environnement direct du salarié dans l’entreprise à son poste de travail.
L’IST est donc un levier incontournable que l’entreprise peut mobiliser pour agir sur différents points de la QVT.

Sources :
• Code du travail, articles :
L. 2242-1 et s.
L. 2242-2 et s.
• Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle.
• La loi dite Rebsamen du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi, LOI n° 2015-994 JORF n°0189 du 18 août 2015, page 14346.


Marguerite ZYGLER

20 juillet 2017

L’urgence et la responsabilité de l’infirmier en entreprise

ADESSI est une association dont l’un des rôles est d’aider les entreprises dans la prise en charge des urgences médicales par l’intermédiaire des IST (Infirmier en Santé au travail) mis à leur disposition. Une question récurrente lors d’échanges avec des IST est leur niveau de responsabilité lors d’une urgence dans l’entreprise.

Tout d’abord il est important de rappeler que dans une situation d’urgence, l’abstention d’un infirmier/ère est faute grave, et le fait de pratiquer un geste qui peut sauver un blessé sera toujours exigé. En situation d’urgence, l’IST ne doit pas réfléchir en termes de décret de compétences, mais il doit prodiguer les soins nécessaires dans l’intérêt du salarié.

Les conditions d’intervention de l’IST restent les mêmes que celles de tous infirmiers/ères et sont donc déterminées par :
L’article R4311-14 du code de santé publique
Le Décret n° 93-221 du 16 février 1993 relatif aux règles professionnelles des infirmiers et infirmières

L’urgence peut se définir comme un état de santé qui engage le pronostic vital de la personne. Dans ces conditions, «En l'absence d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. » (Article R4311-14 du code de santé publique).

Les protocoles d’urgence prévoient une démarche adaptée. Cela sous-entend une réflexion concertée entre le médecin du travail et l’IST et une préparation approfondie des procédures de soins spécifiques aux risques de l’entreprise, ainsi que la mise en place de moyens efficaces (trousses de secours, oxygène, matériels et médicaments en adéquation avec les protocoles).

Lors d’un accident ou d’un malaise, l’IST prend toutes les mesures afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état, soit les urgences, soit le médecin traitant ou encore le domicile (avec un accompagnement de la famille).
Si l’urgence nécessite un appel au SAMU, le médecin ne peut que faire une prescription orale dans l’attente de son arrivée. Selon la législation, ce type de prescription est interdit puisque les textes imposent une prescription écrite. Mais elle reste parfois indispensable selon l’urgence. Il est donc important que l’IST écrive la prescription sur son compte rendu, puis la répète au médecin du SAMU pour confirmation. Lors d’urgence, l’IST est souvent aidé par un SST à qui il délègue l’appel au SAMU. Mais c’est bien l’IST qui doit entendre la prescription médicale.

Puis, il accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention du SAMU ou des Pompiers. Ses actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin qui prendra en charge le blessé. Une copie de ce compte rendu doit être annexée au dossier médical du salarié.

En dehors de l’existence de protocoles, l’IST n’est pas tenu à une obligation de résultat mais de moyens. Il doit donc décider des gestes à pratiquer, dont il a l’expérience ou la connaissance, en attendant que puisse intervenir un médecin du SAMU.

Ainsi, ADESSI conseille fortement à tout IST d’avoir un classeur de protocoles d’urgences adaptés aux risques de son entreprise bien que celui-ci puisse intervenir en cas d’urgence sans que des protocoles soient mis en place. De plus, il doit mettre en place une fiche de type « compte rendu d’urgence » qu’il remettra au service d’urgence ou au médecin traitant qui prendra en charge le salarié par la suite.

Seule la mise en œuvre d’actes ne relevant ni du rôle propre ni des protocoles d’urgence engage le cas échéant la seule responsabilité pénale de l’infirmier. Une assurance collective couvrant la responsabilité civile professionnelle a été contractée par ADESSI.

Sources :
www.infirmiers.com
www.legifrance.gouv.fr

Marguerite ZYGLER

3 juillet 2017

Le métier d'infirmière en entreprise : Evolution

Le métier d'infirmier en entreprise (IST) est en mutation. Il dépasse le soin d'urgence qu’on lui attribuait. C’est un métier qui nécessite une grande polyvalence et un sens de l’adaptation.

En 2007, une enquête, publiée par l’INRS (voir l'enquête), a été menée par les médecins inspecteurs régionaux du travail sur quatre régions (Aquitaine, Centre, Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes). Les résultats nous éclairent sur ce métier essentiellement féminin (92.8% des IST sont des femmes) d’âge moyen de 47,4 ans et 40% travaillent à temps-partiel (lien : Démographie des personnels infirmiers en santé au travail, Résultats nationaux de 2008). Rappelons que bien que la loi encadre l’emploi d’un IST, elle ne détermine pas le temps de travail nécessaire à celui-ci pour exercer ces missions.

Le travail réel sur le terrain de l’IST varie selon son rattachement hiérarchique. 79,5% sont rattachées au DRH, 10,1% au médecin du travail, 7,8% au service sécurité et 2,6% à des services divers. En effet, ses missions changent si elles sont désignées par le service RH (mission plus centrée sur des tâches administratives) ou par le service HSE (mission plus centrée sur la prévention et la formation).

Le temps de travail de l’IST est réparti selon les activités suivantes :
50% pour la surveillance médicale des salariés et les activités propres (telles l’accueil, l’écoute et les soins)
14% pour les actions en milieu de travail
10% pour l’éducation collective et la formation (PRAP, SST, éducation à la santé)
15% pour les activités de gestion (secrétariat, saisie, gestion de l’infirmerie)
5.6% pour les tâches sans liens avec l’activité médicale (gestion de la mutuelle, ou des congés payés sans lien avec l’activité médicale)
5.8% pour l’information du médecin du travail.

Parmi les tâches qui sont confiées aux IST, nous retrouvons les études de postes, la gestion des EPI, la participation à l’évaluation des risques et à l’adaptation des postes, voire une mission de chef de projet.

Les orientations du troisième Plan Santé au Travail 2016-2020, par sa volonté de faire de la prévention des risques une priorité, donnent à l’IST un large panel d’actions de prévention réalisables dans l’entreprise.

La formation continue des IST est peu suivie et n’est pas prioritaire dans les entreprises. Ainsi, seulement 11,4% des IST sont titulaires du diplôme universitaire en santé au travail, 7,7% possèdent une licence professionnelle et un peu moins de 30% ont suivi d’autres formations plus ciblées sur leur mission en entreprise (formateur PRAP ou SST, …)

Le métier d’IST n’apparait pas comme homogène. Il est difficilement comparable d’une entreprise à l’autre du fait que chaque entreprise reste un écosystème bien spécifique.

Cependant il existe des invariants, dont le sentiment d’isolement professionnel.
C’est pourquoi ADESSI met régulièrement en place des réunions de service et des réunions d’équipe. Ces réunions permettent au-delà d’un suivi des IST, un échange de pratiques et rompt cet isolement professionnel. L’IST n’est plus seul face aux problématiques de son entreprise. L’IST salarié d’ADESSI fait partie d’une équipe qui s’entraide et développe la formation continue grâce à son organisme de formation propre ou quand le besoin s’en fait ressentir grâce à des ressources externes.

Marguerite ZYGLER

20 avril 2017

TMS : cette étrange maladie professionnelle

Parmi les risques psychosociaux, il existe une famille qui perturbe beaucoup.
Cette famille étrange regroupe les TMS, ou Troubles Musculosquelettiques.
Les Troubles Musculosquelettiques sont des maladies professionnelles complexes.
Elles recouvrent un large éventail de pathologies touchant le système ostéo-articulaire, les muscles et les tissus conjonctifs. Les principales atteintes possibles sont donc tendineuses, vasculaires, nerveuses, musculaires que ce soit au niveau du membre supérieur, inférieur ou du dos.

La douleur chronique en est l’expression la plus manifeste et elles sont souvent associées à une gêne fonctionnelle qui peut devenir invalidante.
Ces troubles sont dus à la synergie de trois facteurs = intensité * fréquence * amplitude
• La force de préhension
• La répétitivité et/ou la durée des efforts
• Les postures inadéquates

La question que peuvent se poser les managers c'est en quoi une maladie issue d'une inadaptation biomécanique peut-elle être classée dans les souffrances au travail, notion qui a malheureusement souvent été « psychologisée ».
La douleur musculosquelettique perçue (DMP) est une forme de souffrance au travail qui prend forme dans le corps. Elle est l'expression d’une usure professionnelle de l’individu qui n’arrive plus à faire face aux contraintes de son travail. C’est une pathologie de l’atteinte au métier.

Elle est aggravée par les facteurs psychosociaux et organisationnels, tels que :

• L’intensification du travail, charge de travail
• Le travail monotone
• Le manque d’autonomie
• le faible soutien social
• La pression du travail
• Le contrôle sur le travail
• La participation
• L’inquiétude au sujet du travail futur

Les TMS sont donc des maladies multifactorielles à composante professionnelle. Les sollicitations qui sont à l’origine des TMS sont biomécaniques, organisationnelles et psychosociales. Les TMS sont des maladies professionnelles à fort impact social et économique.
Leur prévention est d'une nécessité vitale pour le monde de l'entreprise. Cette prévention passe par une adaptation ergonomique du poste de travail et par une prise en compte de l'impact de l'organisation sur l'individu.
Pour autant, une prévention efficace et durable ne peut se faire sans l'implication forte de la Direction de l'entreprise. Elle doit être globale, pluridisciplinaire et participative. Elle est issue d'un travail collaboratif entre le CHSCT, le médecin du travail, les syndicats, la direction et les salariés.

Elle se décompose en trois temps :
Mobilisation : s'accorder pour agir ensemble
Investigation : connaître le risque, analyser les situations de travail, évaluer les facteurs de risque
Maîtrise : transformation des situations de travail à risque

L'action doit être permanente : il faut éviter le risque quand cela est possible, remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, tenir compte de l’évolution de la technique. Il faut donc constamment informer et former les salariés.
Dans cette démarche, le psychologue du travail a toute sa place en tant que coordinateur et facteur stimulant de l'équipe pluridisciplinaire en charge de ce problème épineux qu'est la gestion des risques psychosociaux et en particulier les TMS.

Marguerite ZYGLER

2 janvier 2017

Aides financières à la prévention des accidents du travail dans les TPE-PME

L’assurance maladie propose jusqu’au 15 juillet 2017, 12 aides financières simplifiées (AFS) pour prévenir des accidents du travail ou des maladies professionnelles dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Les conditions d’obtention:

Les aides financières sont attribuées par votre caisse régionale (CARSAT) sur demande de l’entreprise, en fonction des crédits disponibles. Il est donc nécessaire de se rapprocher de sa caisse pour obtenir une aide.

Plus de détails sur les sites: carsat alsace-moselle et carsat nord-est

Conditions minimales requises:

• Avoir au moins un salarié à temps plein et être cotisant au régime général ;
• Etre à jour de ses cotisations ;
• Avoir évalué les risques et élaboré le document unique régulièrement mis à jour ;
• Avoir informé et consulté l’instance représentative du personnel compétente en matière de prévention sur le projet concerné ;
• Ne pas avoir fait l’objet d’une injonction ou d’une majoration ;
• Pouvoir fournir les pièces justificatives à l’aide financière sollicitée, selon la liste communiquéepar la caisse.

Tableau récapitulatif des aides:
Cliquez sur le tableau pour l'obtenir en version PDF

ADESSI

30 juin 2015

Alimentation et travail posté

Qu’est ce que le travail posté ?

Le travail posté, appelé aussi le travail en équipe ou travail en rotation, est une forme d’organisation du travail où des équipes se relaient au même poste, c'est-à-dire effectuent des horaires irréguliers incluant le travail de nuit.
On retrouve ce type d’horaires dans différentes professions (ouvriers, fonctionnaires de police, conducteurs de bus ou de poids lourd, agents SNCF, …).

Hygiène alimentaire :

L’hygiène alimentaire recouvre une certaine bonne pratique à suivre pour se maintenir en santé. Les recommandations en matière d’alimentation sont nombreuses et semblent souvent compliquées à respecter mais c’est plus simple qu’il n’y parait.
Outre les aliments qu’il nous faut ingérer (5 fruits et légumes par jour, boire beaucoup d’eau, manger moins gras, moins salé et moins sucré, …), il faut aussi respecter certaines règles pas toujours compatibles avec le travail posté (horaire fixe, durée du repas, nombre de repas, bien s’installer, stopper toute activité, …). Il ne faut pas oublier de prendre en compte toutes les informations nécessaires pour établir les règles d’hygiène alimentaire qui doivent être individuelles et personnalisées (âge, taille, culture, activité physique pratiquée …).

Conséquence du travail posté sur l’alimentation :

Une mauvaise hygiène alimentaire peut avoir des conséquences plus ou moins dommageables pour la santé :

Prise ou perte de poids trop importante
Trouble digestif
Maladie type diabète, cholestérol, hypertension, …
Baisse de la vigilance
Somnolence.

Quelques conseils généraux pour une bonne pratique :

Ici, quelques conseils d’ordre plutôt général car l’hygiène alimentaire est affaire d’individu. Nous resterons dans l’organisation du repas plutôt que dans la qualité et la quantité qui restent propres à chacun.
Prendre le temps : tout repas pris en moins de 20 minutes ne permet pas d’arriver à satiété, Prendre les repas aux mêmes heures pour éviter une prise de poids ou des troubles métaboliques ou digestifs.
Penser à faire 3 repas par jours : des collations sont envisageables sans faire de repas supplémentaire et en évitant le grignotage
Stopper toute activité professionnelle le temps du repas
Manger dans le calme
Adopter une position correcte pour améliorer la digestion
Bien mâcher les aliments

Marion K.

27 février 2015

Les maux de tête

Des chiffres :
12 % de la population active,
6 à 7 millions de victimes
1/4 des femmes de 30 à 39 ans
18 millions de jours d'arrêt de travail…
80 % des migraineux ne consultent pas.

Il existe deux types de céphalée, communément connues sous le nom de maux de tête :

Une céphalée primaire est un mal de tête survenant sans aucun lien avec une autre pathologie, une anomalie ou un traumatisme identifiable. Elle correspond à une maladie en elle-même. Elle est souvent appelé migraine, mais peut aussi être une céphalée de tension.

Une céphalée secondaire est due à une maladie, une anomalie ou un traumatisme identifiable qui, s’il est traité, amène la disparition de la céphalée

La cause des migraines est inconnue. Mais, il y a des facteurs déclenchants.

Des stimulations sensorielles : forte chaleur, lumière intense, bruit important, changement de temps, odeurs fortes…
Certains aliments : chocolat, plats gras ou en sauce, boissons alcoolisée, café…
Des facteurs hormonaux : règles, prise de la pilule, rapports sexuels…
Des facteurs psychologiques : anxiété, contrariété, stress, conflit au travail, conflit familial…
Le mode de vie : surmenage, week-end, changement de rythme, jeun, excès ou manque de sommeil
La fatigue visuelle

Les céphalées ont un retentissement social souvent minimisé par l'entourage. N’hésitez pas à venir demander plus d’informations auprès de votre infirmière.

ADESSI

27 février 2015

Les maux de l'hiver: coup de froid?

Le mal de gorge, les rhumes sont notre lots dès l'arrivée du froid. Selon leur degré de gravité, ils sont plus ou moins supportables. Pour éviter laryngites, bronchites, rhinites et autres infections virales mieux vaut prévenir que guérir.

Idée reçue : j'ai pris froid!

En fait, le froid n’y est pour rien et la température n’a aucune influence. Manteau, écharpe et gants ont l’avantage de nous épargner la désagréable sensation d’avoir froid. Mais inutile de compter sur eux pour nous protéger des virus.

Il existe des centaines de virus différents. Mais quel que soit leur mode d’action, ces agents pathogènes ont un point commun : ils sont très contagieux. La contamination passe principalement par les mains. Il suffit qu’une personne enrhumée se passe les doigts sur le nez ou les yeux et qu’elle nous serre la main pour qu’elle nous transmette aussitôt ses sécrétions nasales. En nous touchant le nez ou les yeux, nous nous inoculons ensuite le virus. Étant donné que l’on se frotte le visage en moyenne deux fois par heure et que le virus peut rester deux heures sur la peau, nous avons de très fortes chances d’être infecté à notre tour. Donc lavons-nous souvent les mains !

Ce qu'il faut faire en prévention :

Une bonne hygiène de vie renforce le système immunitaire. Pour cela il faut :
- Avoir une alimentation variée et équilibrée,
- Boire de l’eau suffisamment,
- Avoir un sommeil de qualité,
- Eviter, autant que faire se peut, le stress,
- Pratiquer une activité physique régulière,
- On ne le dira jamais assez souvent : il faut se laver les mains très souvent.

Comment s’en débarrasser ?

Une fois les virus installés on ne peut pas faire grand-chose pour les déloger. Les antibiotiques ne servent à rien puisqu’ils n’attaquent que les bactéries.
On ne peut que soulager les symptômes pour améliorer son confort :
Pour le nez : en rinçant ses fosses nasales avec du sérum physiologique, de l’eau salée ou l’eau de mer et en le décongestionnant avec un produit spécifique.
Pour la gorge : en suçant des pastilles et en buvant des tisanes sucrées au miel.

Et surtout il faut se reposer!

ADESSI

27 février 2015

Pourquoi devenir Sauveteur Secouriste au Travail?

En France, chaque année, plus de 18 000 personnes décèdent d’accidents domestiques, dont environ 250 enfants, sans compter les décès dus aux accidents de la voix publique.

Environ 1 000 salariés décèdent suite à un accident du travail

Les premiers secours sont assurés par les personnes présentes sur le lieu de l’accident. Ces inconnus sont l’étape vitale de la « chaîne de survie ».

Selon, la Croix-Rouge française, 10 000 vies au moins pourraient être sauvées chaque année si le nombre de personnes formées aux premiers gestes de secours étaient de 20 % .Or actuellement, seulement 6 % des Français sont formés aux premiers secours.

L'obligation de porter secours à autrui lorsque celui-ci se trouve en danger n’est pas une simple question de morale. C’est en effet également une obligation légale. L’article 223-6 du code pénal permet de condamner une personne qui n’a pas agit à cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Nous sommes tous responsables de la sécurité des autres.

Il est donc impératif qu’un plus grand nombre de personnes se forment.

Cette formation payante peut être prise totalement en charge par l’employeur.

Devenir SST permet à toutes personnes de faire face à cette responsabilité dans les meilleures conditions de sécurité tant pour leur collègue en danger que pour eux-mêmes.Devenir SST permet à tous de protéger sa famille, car les gestes appris lors de la formation servent aussi à domicile.

Pour plus d’information votre infirmière se tient à votre disposition.

ADESSI